L’un, passionné d’univers urbains, a
découvert pour la première fois Alger en 2006, sa lumière méditerranéenne, sa
poésie de ville portuaire fascinante et déglinguée, l’énergie de sa population
attachante et sa jeunesse bridée. Une révélation.
L‘autre a puisé ses racines, son inspiration, sa générosité dans son Constaninois natal, rugueux et fier. Tous deux sont photographes à Metz, l’un à la Mairie de Metz, l’autre au Républicain Lorrain.
Christian Legay et Karim Siari étaient faits pour se rencontrer. Ils possèdent une même et exigeante passion professionnelle pour l’image, mais aussi un goût des autres inné. Leurs images croisées, exposées une première fois dans le hall d’accueil du théâtre de Metz l’an dernier, ont trouvé le chemin des Trinitaires où ils proposent leur regard croisé, fertile, nourrissant sur une Algérie complexe et méconnue.
À découvrir à travers deux styles, deux approches complémentaires de l’image une même passion de la lumière, des couleurs et des formes, des cultures et des gens.

photo 1 © Christian Legay. Photo 2 © Karim Siari.
L'Algérie. Photographies de Christian Legay et Karim
Siari.
Exposition auxTrinitaires à Metz jusqu’au 29 juin, de 14h à
19h.



Comme Daniel Cohn-Bendit, je
n’ai pas la nostalgie de mai 68 – j’avais tout juste 18 ans alors ! –
mais j’en ai bigrement aimé l’esprit. 




Photomontage : Saviano
lors de l'interview du Monde des Livres sur LCI /10 2007 - Collage sur un mur
de Naples 03 2007 © Francis Kochert
Dans la famille des explorateurs,
Philippe Vasset occupe une place singulière. Sa "terra incognita", c'est la
jungle urbaine. Il a arpenté pendant un an en région parisienne les zones
vierges de toute indication sur ses cartes IGN : terrains
vagues, usines désaffectées, improbables entre-deux. La zone, quoi.
Son carnet de déroute, énigmatiquement intitulé "Un livre
blanc" (Fayard), démontre, si besoin était, qu'avec presque rien on peut
découvrir des mondes au bout de sa rue.