Paroles de murs

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mercredi 18 juin 2008

PHOTO 08 exposition à Crid'Art

Une première sélection de l'expo.


L'entrée de la galerie Crid'Art à Amnéville.


Murs de Naples - Francis Kochert


Photos d'Olivier Brocard - travail en noir et blanc où la géométrie est en ligne de mire.


Hervé Szydlowski interviewé devant ses photos


Photos d'Hervé Szydlowski - le corps comme territoire.


Éric Dydim devant ses photos
Photos © Francis Kochert - reproduction interdite sans autorisation

mardi 10 juin 2008

Eté du livre 2008, quelques photos en passant…



Photo 1 : Dans le studio de Radio Jerico installé au bout du chapiteau du salon de l'Été du livre, Daniel Picouly (le parrain de cette édition) et Patrick Mahé répondent à mes questions en direct, juste après notre table ronde "Mai 68". Cette année, le salon est de retour sur la Place d'Armes à Metz.

68 en camion-poubelle
Chaleureux, drôle, profond, Daniel Picouly  s’est avéré un délicieux  parrain de l’édition 2008 de l’Eté du Livre (6 au 8 juin 2008 à Metz). Un brillant débatteur aussi puisqu’il a participé avec Patrick Mahé  (“68, nos années choc“ chez Plon, un des meilleurs "pavés" photo sur l'époque 68) dans un salon de l’hôtel de ville de Metz archicomble à une rencontre mémorable sur le thème de mai 68. Un sujet qui collait comme à gant à l’auteur de “68, mon amour“ (Grasset), fresque enlevée d’une folle journée. Celle du 29 mai 1968, lorsque le général de Gaulle, fuyant la chienlit estudiantine et ouvrière, s’envole en secret vers Baden-Baden pour demander conseil au général Massu, commandant des forces françaises en Allemagne. A cette époque-là, l’étudiant banlieusard Picouly se rendait à la fac d’Assas dans le camion à ordures de Sergio, car lui au moins avait de l’essence… Cela ne s’invente pas !

Photo 2 : la conférence "les grands reporters, témoins de leur temps" que j'ai le grand plaisir d'animer avec comme invités Sorj Chalandon, Jean-Pierre Perrin et Maurice Padiou (qui remplaça au pied levé Sarah Daniel, indisponible pour cause de reportage).

Photo 3 : Gaston-Paul Effa me succède dans le studio de radio Jerico et va interviewer André et Raphaël Glucksman au sortir de la conférence qu'il vient d'animer avec eux dans le grand salon de l'Hôtel de Ville.


Photo 4 : En pleine discussion avec Malika Mokeddem.
Le désert secret de Malika

Il existe parfois au plus profond de soi de terribles secrets qui ne demandent, tels des fantômes, qu’à resurgir dans notre mémoire. Le mot désert cristallise ainsi les peurs enfantines de l’écrivain algérien Malika Mokeddem qui explore dans “Je dois tout à ton oubli" (Grasset) les méandres d’une mémoire labyrinthe. Un récit puissant et grave, émouvant, sur une blessure secrète et collective à la fois : celle de bébés étouffés à leur naissance dans la complicité du plus grand silence familial.  Un drame dont la narratrice a été, enfant, l’involontaire témoin dans le désert saharien et qui la hante inconsciemment. Malika, médecin à Montpellier, et dont c’est le neuvième roman, reconnaît trouver son salut par les livres, les lointains.

photos © Sylvie Becker - reproduction interdite sans autorisation

mardi 3 juin 2008

Eté du livre 2008, paroles de liberté

La 21e édition de l’Eté du Livre se déroulera à Metz du 6 au 8 juin 2008 sur le thème « De mai 68 au Tibet, le livre vecteur de liberté ». Membre du comité de l’Eté du Livre, j’ai été plus particulièrement chargé de travailler sur la thématique et l’organisation de rencontres et tables rondes. J’aurai le plaisir d’en présenter plusieurs, les voici:

Vendredi 6 juin - 16h00
à l'Ecole Supérieure des Arts de Metz (amphi)

« Shigeru Ban, architecture et liberté » avec
Shigeru Ban et Jean de Gastines, architectes du centre Pompidou Metz,
Christian Debize, directeur de l’ESAM


Samedi 7 juin 2008 - 14 h30 à l’Hôtel de Ville de Metz

Table ronde « Mai 68 » avec
Daniel Picouly  « 68 mon amour » éditions Grasset
Patrick Mahé «  Nos années choc 68 » éditions Plon
Michelle Zancarini-Fournel «  Le Moment 68 » éditions du Seuil
Roland Castro, architecte, témoin de Mai 68


Dimanche 8 juin 2008 - 11 h 00 à la Maison Rabelais, en Jurue à Metz

Yves Thouvenel : le comédien fera une lecture publique de textes d’Aimé Césaire et de Germaine Tillion


Dimanche 8 juin 2008 - 14 h 30 à l’Hôtel de Ville de Metz

« Les grands reporters, témoins de l’histoire » avec
Sorj Chalandon, ancien grand reporter à Libération, auteur de « Mon traître », (éditions Grasset)
Jean-Pierre Perrin, grand reporter à Libération
Sarah Daniel, grand reporter du Nouvel Observateur

Programme complet de toutes les conférences sur: www.etedulivre.com (rubrique programme)

mercredi 21 mai 2008

Mai 68, parole de murs…

Comme Daniel Cohn-Bendit, je n’ai pas la nostalgie de mai 68 – j’avais tout juste 18 ans alors ! –  mais j’en ai bigrement aimé l’esprit. 
Et si la passion m’est venue des murs qui parlent, c’est bien de ce creuset libertaire, festif, inventif. Je conserve comme  l’un de mes livres les plus précieux « Les murs ont la parole, Journal mural Mai 68 » paru chez Tchou … le 12 juin 1968, jour précis de mon anniversaire. Encore un hasard objectif, comme diraient les Surréalistes. Sur les murs de la Sorbonne, de Censier, Nanterre, Concorcet, Assas, Julien Besançon avait alors recueilli des perles  comme « Le rêve est réalité », « Les murs ont des oreilles. Vos oreilles ont des murs. », « J’ai quelque chose à dire, mais je sais pas quoi », « Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend »…  Chouette, ce petit bouquin d’aphorismes spontanés, dont je possède un exemplaire original, vient tout juste d’être réédité. 

En réalité, il se publie un fatras de pavés en ce moment sur le sujet 68. Un de mes préférés, l’un des plus travaillés aussi, est celui de l’historienne et universitaire Michèle Zancarini-Fournel : Le moment 68, une histoire contestée (Le Seuil). J’aurai le plaisir d’accueillir l’auteur autour d’une table ronde sur mai 68 dans le cadre de la 21e édition de l’Eté du Livre à Metz le samedi 7 juin à 14h30, avec Daniel Picouly (68, mon amour chez Grasset), l’architecte Roland Castro (un des leaders historiques du mouvement situationniste libertaire « Mao-Spontex »), et Patrick Mahé (ancien rédacteur en chef de Paris-Match et auteur du bel album 68, nos années choc paru chez Plon).

En prime, voici une image inédite de mur en mai 68 à Paris. Elle fait partie d’un ensemble de photos réalisées à l’époque par Bertrand Barré (passionné de photos de murs lui aussi) qui a numérisé toute une série formidable de diapos qu'il a eu l'amitié de m'envoyer et que l’on pourra bientôt consulter sur mon site paroles-de-murs.net. Conseiller scientifique d’Areva, Bertrand est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont l’excellent Atlas mondial des énergies paru l’an dernier aux éditions Autrement.
Sites à consulter :
www.etedulivre.net
www.bertrandbarre.com

photo © Bertrand Barré - reproduction interdite sans autorisation

lundi 31 mars 2008

Il y a longtemps que je t'aime

Avec « Il y a longtemps que je t’aime », Philippe Claudel signe en tant que réalisateur son premier long métrage. Il y dévoile en images une nouvelle et impeccable facette de son talent de narrateur, de guetteur d’âmes, de révélateur d’instants vrais et profonds, universels… Philippe a travaillé la matière d’un film translucide et beau comme une pâte de verre de Daum : coloré dans la masse de teintes mates et lumineuses, d’une élégance discrète et subtile, à la forme polissée, aux lignes sensuelles. Une œuvre à la fois fragile et durable, d’une maîtrise contenue. La marque de Claudel en littérature comme à l’écran. J’ai eu plaisir à lire, avant de voir le film, la «Petite fabrique des rêves et réalités» qu’il vient de publier chez Stock en manière d’accompagnement, d’exploration intime du travail par les mots, après que les images aient été fixées sur la pellicule. Une démarche révélatrice de la dualité qui hante l’auteur, fait écho dans son œuvre indissociablement. Cette plongée en amont dans la matière, l’envers du décor, m’a en quelque sorte exonéré de la position du spectateur captif. J’étais comme libéré de l’enchaînement narratif des séquences, me retrouvant dans la position jubilatoire du cinéphile. Celui, par exemple, qui a vu dix, vingt fois sans jamais se lasser « Les ailes du désir » de WimWenders tant la richesse de chaque plan, cadrage, chaque lumière, chaque expression ou dialogue, bruits, son, s’articulent comme autant de joyaux qui font sens, contribuent de manière inusable à la jouissance de l’œuvre par la multiplicité, la complémentarité des intentions de l’auteur, des mondes qu’il dévoile.

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dimanche 13 janvier 2008

Copeaux cosmique


Il y a l'art et la manière. L'art et la matière aussi. Bernard Copeaux enduit les surfaces de ses sculptures et peintures d'une matière fécale animale que l'on nomme bouse de vache.
Parlons plutôt de pâte d'herbe. Mais aussi bien d'alchimie, de transmutation des végétaux. Partant du principe qu'en Inde, où l'artiste-voyageur-philosophe séjourna, la vache est sacrée, ses déjections peuvent l'être tout autant. En quelque sorte la partie d'un grand tout. C'est ce que s'est dit l'artiste, ruminant sur le sens de la vie, lorsqu'il tomba sur la galette philosophale. Si le bonheur est dans le pré, Copeaux trouva le sien sous la forme d'une galette séchée qu'il s'empressa de ramener comme un trophée en son presbytère atelier de Courcelles-sur-Nied, en Moselle.
La chose végétale, quasi fossilisée, allait y végéter jusqu'à l'heure de la mystique révélation : avec de l'infiniment modeste, on pouvait aller au cœur de l'infiniment grand. Comme des poussières d'étoiles, les toiles, les objets allaient désormais se vêtir d'un manteau végétal mâché, malaxé, étonnamment plastique et doux d'aspect, d'une matière aussi vivante que naturelle. Copeaux créa son monde et le trouva vachement bien. Nous aussi. De ses toiles, qui sont autant de cartographies mystérieuses, surgissent en relief d'improbables constellations. Un art métaphysique, poétique et d'une grande humanité. Un artiste épatant, important.
  • Exposition Bernard Copeaux du 18 janvier au 23 février.
    Galerie Trait d'Union à Neufchâteau (Vosges) du mardi au samedi de 14h à 19h et le dimanche de 15h à 18h.
  • sur le net : galerie photo d'œuvres de Bernard Copeaux

dimanche 16 décembre 2007

Claudel et Clément - suite en images



ACTE I
Rencontre mémorable avec Philippe Claudel à la Librairie Geronimo à Metz autour de son dernier roman "Le Rapport de Brodeck", Prix Goncourt des Lycéens 2007. De droite à gauche : Jacques Fourès, l'ami libraire, Philippe Claudel, l'ami romancier, Jean-Paul Anderbourg dit "Pop's", l'ami président de l'association "Méridienne", initiatrice de la rencontre, qui a co-animé le débat dans le grand escalier de la librairie avec votre serviteur, le dernier à gauche sur le photo !


photos © Sylvie Becker

Ambiance générale de la librairie Geronimo juste avant l'arrivée de Philippe. Salle(s) comble(s) évidemment ! Ce fut l'occasion d'inaugurer "les rencontres de l'escalier" puisque l'auteur et les deux animateurs se sont installés en haut des marches pour que le public réparti sur les deux étages puisse profiter du débat, toujours passionnant avec un auteur de cette trempe.

ACTE II

Frédéric Clément a dévoilé les secrets de sa petite "fabrique" à l'occasion de la sortie de son nouveau livre "Le Passe Musée, Passe Temps, Passe-Passe et Passementeries" aux éditions Paris-Musées lors d'un sympathique après-midi où l'on n'a pas vu le temps passer, à la librairie "La Cour des Grands" à Metz, le 15 décembre 2007.
L'occasion aussi bien sûr de reparler de "Grains de Beauté" sorti en début d'année et qui fait une belle carrière. A savourer aussi en extraits doux à l'oreille, mis en sons par l'auteur (sur son blog) qui ajoute un rare talent de récitant à sa palette déjà riche. Nous, on ne s'en lasse pas et d'ailleurs bientôt une surprise, mais chut… nous en reparlons plus tard ! 


photos © Sylvie Becker & Francis Kochert

mardi 13 novembre 2007

Prix littéraires - 2 : les Lorrains !

Philippe Claudel, dont je suis le travail depuis ses tout débuts, assurait , dans une interview récente au Républicain Lorrain, que "la vraie littérature n'a pas de prix". Philippe, qui avait déjà obtenu le Renaudot en 2003 avec "Les âmes grises", était donné cette année comme outsider pour le Goncourt avec "Le Rapport de Brodeck" (voir mon billet du 19 octobre), derrière Olivier Adam. Finalement, il a décroché hier le Goncourt des lycéens à l'unanimité au premier tour. M'étonnerait, toutefois, qu'il boude son plaisir, car ce prix est à juste titre très apprécié. Ce n'est pas mon vieux pote Jean Vautrin, lui aussi auréolé de ce prix avant de décrocher le Goncourt,qui dira le contraire! Car il s'agit d'abord d'un jury de lecteurs, jeunes qui plus est, mais il est également réputé très porteur au niveau des ventes. On en reparlera avec Claudel lorsque j'aurais le plaisir d'animer une rencontre autour son nouveau roman le 7 décembre à 19h à la librairie Geronimo à Metz chez Jacques Fourès.
Petit rappel régional : lundi 12 novembre a été attribué à Metz le prix Erckmann-Chatrian (l'un des plus anciens prix littéraires français !). Il est présidé par l'écrivain et philosophe Gaston-Paul Effa, qui a succédé à Philippe Claudel voici deux ans dans cette fonction. Le prix du roman a été attribué à l'écrivain lorrain Michel Bernard, pour "La tranchée de Calonne" (La Table Ronde). Le prix histoire à lui été attribué à Marc Oudinot pour "Le maréchal Oudinot" (De Fallois). L'auteur est un authentique descendant du maréchal. La bourse historique revient à Jérôme Fronty pour "Un poisson dans le plafond"(Serpenoise).

lundi 29 octobre 2007

Les doigts de fée d’Aurélie Lanoiselée

parure objet d'art d'Amélie LanoiseléePhoto © Olivier-Henry Dancy

Créatrice textile pour le couturier Christian Lacroix, Aurélie Lanoiselée a décidément du talent à revendre. Elle vient présenter au Château de Malbrouck à Manderen , ses 32 signes merveilleux les 30 et 31 octobre dans le cadre de l’exposition « Merveilleux, d’après Nature » (voir billet du 10 octobre). Ces objets décoratifs, broches et autres colifichets sont des créations qui ont vocation à être portés par les animateurs du château pendant la durée de l’exposition.
Elles sont en quelque sorte des œuvres d’art ambulantes. Aurélie utilise pour ses créations, différents matériaux : soie magnifiée, fragments de bijoux anciens, dentelle, perles de nacres, perles de rocailles en or et argent, écailles de papier miroir, fragments de boules de Noël, boutons anciens...
Profitons-en pour saluer la récente nomination de Christian Debize, commissaire inspiré de cette exposition, au poste de directeur de l’Ecole d’Art de Metz…

Pelot passe par Metz

Saluer dans ce blog l'excellent roman "Les normales saisonnières" de Pierre Pelot paru chez Héloïse d'Ormesson, c'est bien (voir billet du 7/10). Mais aller l'écouter lui-même en parler, c'est mieux. Ce sera chose possible samedi 17 novembre à Metz à 14h à la librairie Le Préau, 11 rue Taison, chez l'amie Pierrette Matthieu. Spécialisée dans la littérature jeunesse, elle a ouvert récemment une annexe La Cour des Grands consacrée aux romans et beaux livres constituant une jolie passerelle vers le monde adulte... tout en conservant une âme d'enfant!
Pour consulter le blog de La Cour des Grands: http://lacourdesgrands.overblog.fr

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