Philippe Claudel, dont je suis le travail depuis ses tout débuts, assurait , dans une interview récente au Républicain Lorrain, que "la vraie littérature n'a pas de prix". Philippe, qui avait déjà obtenu le Renaudot en 2003 avec "Les âmes grises", était donné cette année comme outsider pour le Goncourt avec "Le Rapport de Brodeck" (voir mon billet du 19 octobre), derrière Olivier Adam. Finalement, il a décroché hier le Goncourt des lycéens à l'unanimité au premier tour. M'étonnerait, toutefois, qu'il boude son plaisir, car ce prix est à juste titre très apprécié. Ce n'est pas mon vieux pote Jean Vautrin, lui aussi auréolé de ce prix avant de décrocher le Goncourt,qui dira le contraire! Car il s'agit d'abord d'un jury de lecteurs, jeunes qui plus est, mais il est également réputé très porteur au niveau des ventes. On en reparlera avec Claudel lorsque j'aurais le plaisir d'animer une rencontre autour son nouveau roman le 7 décembre à 19h à la librairie Geronimo à Metz chez Jacques Fourès.
Petit rappel régional : lundi 12 novembre a été attribué à Metz le prix Erckmann-Chatrian (l'un des plus anciens prix littéraires français !). Il est présidé par l'écrivain et philosophe Gaston-Paul Effa, qui a succédé à Philippe Claudel voici deux ans dans cette fonction. Le prix du roman a été attribué à l'écrivain lorrain Michel Bernard, pour "La tranchée de Calonne" (La Table Ronde). Le prix histoire à lui été attribué à Marc Oudinot pour "Le maréchal Oudinot" (De Fallois). L'auteur est un authentique descendant du maréchal. La bourse historique revient à Jérôme Fronty pour "Un poisson dans le plafond"(Serpenoise).