
intervention murale de JR - Rencontres photographiques internationales - Arles / été 2007 © Francis Kochert
Le photographe autodidacte et plasticien urbain JR aime tisser du lien avec optimisme à travers ses œuvres en papier collé, comme le prouve de manière magistrale son travail "Face2Face, Israelis and Palestinians – Portraits of twin Brothers." Malgré le mur qui les sépare, Palestiniens et Israéliens possèdent, qu’ils le veuillent ou non, un avenir étroitement lié. Après avoir collé in situ en mars 2007 ses portraits croisés géants et hilares des deux communautés sur les deux côtés du mur - « barrière de protection » selon les Israéliens ou « mur de la honte » selon les Palestiniens - JR a présenté grandeur nature ce travail remarquable et remarqué cet été aux rencontres Internationales de Photographies d’Arles (portfolio à venir sur mon site). On peut également retrouver l'ensemble du projet dans un épatant et indispensable grand livre broché : "Face2Face" par JR , textes de Marco (éditions Alternatives 2007).
A conserver absolument, également, le numéro de Libération 8252 des samedi 17 et dimanche 18 novembre 2007 dédié à l’art urbain de JR intitulé « JR s’affiche dans Libération et à Paris », un numéro collector… avec couverture à coller soi même sur les murs, mode d’emploi inclus. On peut voir sur le site de JR une vidéo de sa performance à Paris. "JR veut détourner nos regards, casser nos lectures. En collant ses affiches, il colle aux actualités du monde..." écrit très justement François Sergent dans son édito de Libé.
- Vivement recommandé, le site de JR : www.jr-art.net
- Ecrire à JR : face2faceproject (at) gmail.com
Photomontage : Saviano
lors de l'interview du Monde des Livres sur LCI /10 2007 - Collage sur un mur
de Naples 03 2007 © Francis Kochert
Dans la famille des explorateurs,
Philippe Vasset occupe une place singulière. Sa "terra incognita", c'est la
jungle urbaine. Il a arpenté pendant un an en région parisienne les zones
vierges de toute indication sur ses cartes IGN : terrains
vagues, usines désaffectées, improbables entre-deux. La zone, quoi.
Son carnet de déroute, énigmatiquement intitulé "Un livre
blanc" (Fayard), démontre, si besoin était, qu'avec presque rien on peut
découvrir des mondes au bout de sa rue.
La deuxième vague des prix
littéraires est tombée. Elle récompense deux confrères journalistes et
écrivains que j'aime bien : Eric Fottorino, nouveau pilote plutôt inspiré du
Monde, prix Femina, et Jean Hatzfeld, ancien grand reporter à Libération, prix
Médicis.


Photo © Olivier-Henry Dancy