Paroles de murs

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lundi 19 novembre 2007

JR... c'est géant


intervention murale de JR - Rencontres photographiques internationales - Arles / été 2007 © Francis Kochert
Le photographe autodidacte et plasticien urbain JR aime tisser du lien avec optimisme à travers ses œuvres en papier collé, comme le prouve de manière magistrale son travail "Face2Face, Israelis and Palestinians – Portraits of twin Brothers." Malgré le mur qui les sépare, Palestiniens et Israéliens possèdent, qu’ils le veuillent ou non, un avenir étroitement lié. Après avoir collé in situ en mars 2007 ses portraits croisés géants et hilares des deux communautés sur les deux côtés du mur  - « barrière de protection » selon les Israéliens ou « mur de la honte » selon les Palestiniens - JR a présenté grandeur nature ce travail remarquable et remarqué cet été aux rencontres Internationales de Photographies d’Arles (portfolio à venir sur mon site). On peut également retrouver l'ensemble du projet dans un épatant et indispensable grand livre broché : "Face2Face" par JR , textes de Marco (éditions Alternatives 2007).
A conserver absolument, également, le numéro de Libération 8252 des samedi 17 et dimanche 18 novembre 2007 dédié à l’art urbain de JR intitulé « JR s’affiche dans Libération et à Paris », un numéro collector… avec couverture à coller soi même sur les murs, mode d’emploi inclus. On peut voir sur le site de JR une vidéo de sa performance à Paris. "JR veut détourner nos regards, casser nos lectures. En collant ses affiches, il colle aux actualités du monde..." écrit très justement François Sergent dans son édito de Libé.
  • Vivement recommandé, le site de JR : www.jr-art.net
  • Ecrire à JR : face2faceproject (at) gmail.com

samedi 17 novembre 2007

Naples : Saviano brise le mur du silence

Photomontage : Saviano lors de l'interview du Monde des Livres sur LCI /10 2007 - Collage sur un mur de Naples 03 2007 © Francis Kochert

Chaudron portuaire incandescent, volcanique de l'Italie du Sud, Naples est devenue la plaque tournant des trafics en tous genres de la mondialisation des échanges. Ses murs sales sont couverts d'affiches lacérées, de graffitis sauvages , de graphs inspirés qui sont le baromètre de cette fascinante cité aussi vivante que vénéneuse, déglinguée. Le politique s'y conjugue avec le religieux, le patriotisme avec le foot, la modernité branchée avec des réminiscences pompéiennes, l'érotisme avec la violence. Ici, plus qu'ailleurs, les murs ont tant de choses à dire.
Le journaliste napolitain Roberto Saviano en sait quelque chose, lui dont le visage est collé à la sauvette sur les murs comme un tract appelant à la résistance dans ces quartiers du centre aux ruelles étroites quadrillés par les guetteurs de la camorra. Pour avoir osé dénoncé dans "Gomorra", les agissements mafieux de cette toute puissante organisation du crime, Saviano a été condamné à mort par les parrains napolitains, comme Rushdie par les extrémistes religieux iraniens.
Sa faute : avoir osé écrire dans  ce livre d'enquête  - qui a connu l'an dernier des échos sans précédent en Italie et vient de paraitre  chez Gallimard - ce que tout le monde là-bas sait, tait. Vrai, ce bouquin d'un enfant du pays qui dénoue les fils diaboliquement enchevêtrés du "Système", comme on l'appelle, vous glace le sang. Il dévoile la face cachée, honteuse, de nos démocraties dont le fonctionnement est gangrené, les règles dévoyées, mises en coupe réglée par des clans de criminels, de profiteurs sans scrupule. Il fallait du courage, mais aussi un formidable sens de la dignité, une foi rare dans le pouvoir des mots pour oser mener, au risque de sa vie et de manière intime, une enquête aussi profonde, rigoureuse. Elle fait honneur à son auteur, au métier de journaliste. Courage et merci, Roberto... Je te dédie le travail photo (vingt images 50x70) sur les murs de Naples que je présenterai en avril 2008 à la Biennale de la photo de Nancy. Pour que les gens n'oublient pas !

jeudi 15 novembre 2007

Vasset, arpenteur de l'invisible

Dans la famille des explorateurs, Philippe Vasset occupe une place singulière. Sa "terra incognita", c'est la jungle urbaine. Il a arpenté pendant un an en région parisienne les zones vierges de toute indication sur ses cartes IGN : terrains vagues, usines désaffectées, improbables entre-deux. La zone, quoi. Son carnet de déroute, énigmatiquement intitulé "Un livre blanc" (Fayard), démontre, si besoin était, qu'avec presque rien on peut découvrir des mondes au bout de sa rue.
Recensant inlassablement depuis des années les traces, les signes sur les murs du monde dans les endroits parfois les plus dévastés, j'ai forcément découvert de solides et fraternelles affinités avec la démarche de Vasset. J'aime son obsession méticuleuse dans la durée à partir du moment où il s'est fixé un objet de travail, de création. Il est passionnant de le suivre pas à pas dans son work in progress. Très vite, en effet, l'auteur comprend qu'il ne lui faut pas s'arrêter à un relevé de géographe, se limiter à un travail sociologique sur les fantômes qui hantent ces zones étranges, squatteurs, rôdeurs, sans papiers terrés comme des bêtes derrière barrières et palissades, barbelés, murs de béton couverts de tags sauvages limitant des territoire inconnus. C'est toute une réflexion philosophique sur l'occupé et l'inoccupé, le vide et le plein qui se dessine également au fur et à mesure, une écriture qui se construit sur une impossibilité de combler les zones blanches, sur la fertilité de s'en nourrir. Lui remontent ses lectures de Robert Pinget, Claude Simon, "textes qui ne comportent pas de perspective clairement ménagée, mais déploient, telles des cartes, leurs minutieuses descriptions dans toutes les directions et où chaque détail, même le plus trivial, est riche d'un mystère jamais épuisé..." Tel est, in fine, son projet, son projet : écrire à l'aveugle sur les zones blanches... Voilà qui aurait certainement enchanté Lewis Caroll qui, dans "La chasse au Snark", avait dressé sur une page blanche la carte de nulle part ! L'important consiste à passer de l'autre côté du miroir, pas vrai ?
A noter que l'aventure de ce "Livre blanc" se prolonge sur www.unsiteblanc.com

mardi 13 novembre 2007

Prix littéraires - 2 : les Lorrains !

Philippe Claudel, dont je suis le travail depuis ses tout débuts, assurait , dans une interview récente au Républicain Lorrain, que "la vraie littérature n'a pas de prix". Philippe, qui avait déjà obtenu le Renaudot en 2003 avec "Les âmes grises", était donné cette année comme outsider pour le Goncourt avec "Le Rapport de Brodeck" (voir mon billet du 19 octobre), derrière Olivier Adam. Finalement, il a décroché hier le Goncourt des lycéens à l'unanimité au premier tour. M'étonnerait, toutefois, qu'il boude son plaisir, car ce prix est à juste titre très apprécié. Ce n'est pas mon vieux pote Jean Vautrin, lui aussi auréolé de ce prix avant de décrocher le Goncourt,qui dira le contraire! Car il s'agit d'abord d'un jury de lecteurs, jeunes qui plus est, mais il est également réputé très porteur au niveau des ventes. On en reparlera avec Claudel lorsque j'aurais le plaisir d'animer une rencontre autour son nouveau roman le 7 décembre à 19h à la librairie Geronimo à Metz chez Jacques Fourès.
Petit rappel régional : lundi 12 novembre a été attribué à Metz le prix Erckmann-Chatrian (l'un des plus anciens prix littéraires français !). Il est présidé par l'écrivain et philosophe Gaston-Paul Effa, qui a succédé à Philippe Claudel voici deux ans dans cette fonction. Le prix du roman a été attribué à l'écrivain lorrain Michel Bernard, pour "La tranchée de Calonne" (La Table Ronde). Le prix histoire à lui été attribué à Marc Oudinot pour "Le maréchal Oudinot" (De Fallois). L'auteur est un authentique descendant du maréchal. La bourse historique revient à Jérôme Fronty pour "Un poisson dans le plafond"(Serpenoise).

Prix littéraires - 1 : Fottorino & Hatzfeld

La deuxième vague des prix littéraires est tombée. Elle récompense deux confrères journalistes et écrivains que j'aime bien : Eric Fottorino, nouveau pilote plutôt inspiré du Monde, prix Femina, et Jean Hatzfeld, ancien grand reporter à Libération, prix Médicis.
De Fottorino, je suis en train de lire l'excellent "Baisers de cinéma" (Gallimard), un roman rare par la qualité, la finesse de son style, de son atmosphère en noir et blanc qui fleure bon les années soixante, la Nouvelle Vague. Lisant, c'est comme si l'on entendait Truffaut raconter une belle et évanescente histoire d'amour en voix off. Avec des éclairages, pardon, des lumières de Trauner, d'Alekan, pour un récit à la fois sensuel - comme l'énigmatique amante qu'est Mayliss - mais en même temps plein de ce presque rien qui vous remplit une vie. Bourreau de travail, Fottorino sait ce que la souffrance veut dire, lui qui a pratiqué le vélo à un solide niveau, mais il possède également le panache des premiers du peloton, doublé d'une simplicité que j'ai appréciée lors d'une rencontre autour d'un beau livre qu'il a consacré à la protection du littoral. Car la défense de l'environnement est une seconde nature chez ce romancier à part entière.
Hatzfeld a le contact plus distant. Comme s'il voulait se protéger, ce frère de plume plusieurs fois rencontré, cet oiseau blessé au corps et à l'âme. Mais que pèsent mes souffrances, semble dire son regard grave, à côté de l'horreur absolue du génocide au Rwanda. Un drame qui l'obsède, le hante, a bouleversé sa vie. Certains confrères grands reporters sont devenus fous, alcooliques après avoir assisté, impuissants, au massacre des machettes, à l'éradication des Tutsi par les Hutus. Jean, qui portait déjà en lui l'héritage silencieux de la shoah, s'est pris d'empathie pour les témoins. Il est retourné là-bas inlassablement depuis 1994, comme aimanté, pour rencontrer, recueillir leurs témoignages, raconter l'indicible. En douze ans et trois livres il nous donne à ressentir dans la durée, plus encore qu'à comprendre, la douleur muette des survivants, l'impossible pardon, la nécessité pour Tutsi et Hutus de survivre ensemble malgré tout, sans pouvoir parler, effacer par des mots l'horreur absolue. "La stratégie de l'antilope" (collection Fiction et Cie aux éditions du Seuil) est un livre bouleversant et utile, écrit avec justesse. L'ultime maillon d'une trilogie du désastre.

Photo : Eric Fottorino chez FOG sur France 5 - émission du 17/11/07 - Juste un portrait arraché à l'écran  de télé © FK

dimanche 11 novembre 2007

Murs et frontières

mur de Berlin en 2005 à Podsdammerplatz
Photo © Francis Kochert / Berlin 2005
Comment ne pas mentionner sur un blog intitulé "Paroles de Murs" la parution en cet automne 2007 du n° 31 de la revue Cités (Presses Universitaires de France) intitulé " Murs et frontières, De la chute du mur de Berlin aux murs du XXIe siècle"... Yves Charles Zarka y développe notamment , dans son éditorial, une distinction fondamentale entre frontière et mur, la frontière étant le symbole d'une reconnaissance mutuelle de la différence de soi et de l'autre - qui n'empêche pas les échanges, les passages - tandis que le mur est de qui divise, sépare, empêche. Mais alors que la mondialisation, la globalisation , la déterritorialisation, la nomadisation s'accentuent dans les relations et circulations internationales, comme par réaction des murs s'édifient pour tenter d'endiguer, de conserver, de protéger. C'est particulièrement sensible concernant ceux qui ont été construits en Californie entre les Etats-Unis et le Mexique ou entre Israël et les Territoires Palestiniens pour ne citer que les plus récents. Reste que ces murs s'accompagnent de traces, de signes, de "murmures" qui - comme naguère sur celui de Berlin - en dénoncent la présence, la brutalité, la violence. Ces murs-écrans, ces territoires d'interdiction qui deviennent surface d'expression où, pour reprendre le célèbre slogan de 1968 "Il est interdit d'interdire", se métamorphosent, comme le dit justement Jean-Michel Durafour dans son article "Murs,murs" en un "obstacle qui donne à voir".
Cités n°31: http://www.puf.com

mercredi 31 octobre 2007

Les Vosges des Munier

Michel et Vincent Munier et leur livre Clair de Brume
Photo M. et V. Munier © Daniel Gourdin
Bon sang ne saurait mentir. Michel Munier et son fils Vincent ont la photographie naturaliste chevillée au corps, à l’âme. Et la longue patience que nécessite cette humble pratique d’observation d’un univers où rien n’est donné, acquis, mais offert. On retrouve ces instants de grâce dans « Clair de Brume » qui vient de paraître aux éditions Hesse. Michel et Vincent y révèlent, de manière fusionnelle, le regard aimant qu’ils portent depuis toujours sur leurs Vosges natales, leur terrain d’observation privilégié. « Si une intention devait caractériser leur démarche, ce serait celle d’être fidèles aux émotions perçues dans l’intimité d’un monde où l’obscurité est animée, où l’hiver n’est pas triste, où la brume magnifie l’invisible » écrit de manière inspirée Laurent Joffrion en préambule de ce bel ouvrage de photo.
Tout ici est, en effet, question de révélation, tout se joue, s’accomplit au creux de brouillard matinaux estompant les crêtes comme des estampes chinoises, ou dans ces nuits froides et rudes si longues mais propices aux rencontres magiques, de l’autre côté du miroir, avec l’univers invisible de la forêt. La silhouette d’un cerf aperçu au loin dans le fourré, le face à face soudain avec le renard ou, moment de grâce, l’apparition d’un grand tétras, ce phénix vosgien aujourd’hui si menacé… autant d’instant rares et précieux que nous invitent à admirer les Munier au long de leur impeccable, militante et poétique quête…
A noter que les droits d’auteur de « Clair de Brume » sont reversés au Groupe Tétras Vosges, qui agit pour l’intégrité des écosystèmes sylvestres de la montagne.
Voir le site du groupe-tetras-vosges
Le site des éditions Hesse : www.editionshesse.com
Recommandée, également, une visite du superbe site de Vincent Munier : www.vincentmunier.com
Photographe professionnel depuis les années 2000, Vincent a été plusieurs fois lauréat du prix BBC Wildlife Photographer of the year et publie dans des revues prestigieuses comme National Geographic. Il est également membre de l'International League of Conservation Photographers. Yann Arthus-Bertrand le considère comme le meilleur de la jeune génération de photographes naturalistes.
Les Munier à Montier-en-Der :
Michel et Vincent Munier participeront au Festival international de photographie animalière et de nature qui se déroulera du 16 au 18 novembre à Montier-en-Der (Haute-Marne). Ils y exposeront les photos de Clair de Brume et rencontreront le public en compagnie de Laurent Joffrion, auteur des textes de l'ouvrage.

mardi 30 octobre 2007

Très Bon biographe de Dylan !

François Bon et couverture bio Bob Dylan
Photo François Bon © F.K.
Après une biographie romancée très personnelle sur les Rolling Stones chez Fayard en 2002, François Bon s'est attaqué de manière encore plus documentée au parcours fulgurant de Robert Zimmerman, alias Bob Dylan. Pour ce faire, décryptant les nombreuses bios existantes mais aussi le premier volume récemment paru des Chroniques de Dylan, François Bon essaie de reconstituer comment Robert Allen Zimmerman, né à Hibbing le 24 mai 1941, s'est façonné dans l'univers du folk, du rock , dans le sillon (et le microsillon) de Woodie Guthrie, d'Odetta, de Pete Seeger avant de devenir une icône planétaire. Ce conte de fée électrique se déroule entre le 24 janvier1961, où Bob débarque à New York avec sa guitare et le 29 juillet 1966 où, après un accident de moto bidon, il se retire à Woodstock pour clore ce phénoménal chapitre de sa carrière. Entre Blowin' In the Wind et Blonde on Blonde. François Bon n'a pas son pareil dans son épatant Bob Dylan, une biographie (Albin-Michel) pour creuser les interstices, combler les vides, recouper les infos, recomposer le puzzle d'un parcours que Dylan a délibérément brouillé. Il y met surtout en lumière que Bob est avant tout un poète nourri de Rimbaud et d'Alan Ginsberg, autant qu'un musicien alimenté aux sources du blues, de la country, que du folk militant, ou du rock. Un être libre, un créateur fulgurant, manipulateur parfois, excessivement solitaire, foncièrement génial et inspiré encore jusqu'à nos jours. Like a Rolling Stone...
Egalement auteur de théâtre (on lui doit l'excellent Daewoo monté par Charles Tordjman ) François Bon, qui prépare une bio du groupe de rock Led Zeppelin, anime régulièrement des ateliers d'écriture. Il vient de créer Déplacements, une collection d'expérimentation littéraire publiée aux éditions du Seuil, et gère également un site que je vous recommande vivement : www.tierslivre.net
A voir aussi le documentaire culte de Martin Scorsese: "No direction home" (DVD Paramount).

lundi 29 octobre 2007

Les doigts de fée d’Aurélie Lanoiselée

parure objet d'art d'Amélie LanoiseléePhoto © Olivier-Henry Dancy

Créatrice textile pour le couturier Christian Lacroix, Aurélie Lanoiselée a décidément du talent à revendre. Elle vient présenter au Château de Malbrouck à Manderen , ses 32 signes merveilleux les 30 et 31 octobre dans le cadre de l’exposition « Merveilleux, d’après Nature » (voir billet du 10 octobre). Ces objets décoratifs, broches et autres colifichets sont des créations qui ont vocation à être portés par les animateurs du château pendant la durée de l’exposition.
Elles sont en quelque sorte des œuvres d’art ambulantes. Aurélie utilise pour ses créations, différents matériaux : soie magnifiée, fragments de bijoux anciens, dentelle, perles de nacres, perles de rocailles en or et argent, écailles de papier miroir, fragments de boules de Noël, boutons anciens...
Profitons-en pour saluer la récente nomination de Christian Debize, commissaire inspiré de cette exposition, au poste de directeur de l’Ecole d’Art de Metz…

Pelot passe par Metz

Saluer dans ce blog l'excellent roman "Les normales saisonnières" de Pierre Pelot paru chez Héloïse d'Ormesson, c'est bien (voir billet du 7/10). Mais aller l'écouter lui-même en parler, c'est mieux. Ce sera chose possible samedi 17 novembre à Metz à 14h à la librairie Le Préau, 11 rue Taison, chez l'amie Pierrette Matthieu. Spécialisée dans la littérature jeunesse, elle a ouvert récemment une annexe La Cour des Grands consacrée aux romans et beaux livres constituant une jolie passerelle vers le monde adulte... tout en conservant une âme d'enfant!
Pour consulter le blog de La Cour des Grands: http://lacourdesgrands.overblog.fr

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